Voici l'intervention que j'ai prononcé au Conseil municipal de lundi à #Angers. Comme on le verra aux lignes qui suivent, les choix politiques impactent notre quotidien !
Mr le maire,
Vous persistez à vous féliciter de la rigueur sévère à l’endroit des fonctionnaires territoriaux en louant « la maitrise de la masse salariale ». Compte tenu de l’actualité sociale, soit c’est de l’aveuglement, soit c’est du mépris !
On dirait que vous n’avez pas vu la manifestation énorme qui a parcouru les rues de notre ville pour réclamer des services publics de qualité, la colère qui monte devant la dégradation des conditions de travail et la régression du pouvoir d’achat.
Alors certes, une grosse part des responsabilités ne vous incombe pas, rendons à Jupiter ce qui est à Jupiter, mais à vos nouveaux amis politiques Macron et Philippe. En revanche, une part vous incombe pour ce qui concerne les agents territoriaux présents eux aussi à cette manifestation.
Il y a un mois, je vous alertais sur les suppressions d’emplois territoriaux et les conséquences en termes de dégradation des conditions de travail des agents. L’actualité me donne hélas raison.
La noblesse du débat politique, du débat d’idées ne s’arrête pas à un vote contre d’opposition mais à des propositions alternatives. Je proposai, lors du dernier conseil municipal, de « supprimer l’aide à Terra Botanica pour abonder plutôt le budget du CCAS, des associations et maisons de quartier ». J’y ajoute une proposition complémentaire : recréer les emplois territoriaux supprimés. Parce qu’un maire peut créer de l’emploi s’il en a la volonté politique. C’est ma vision de la ville, et de la qualité de vie que nous devons offrir aux Angevins.
Dans la continuité de mon intervention sur l’emploi, mais le sujet déborde largement cette question, j’aimerai vous interroger sur un autre dossier sensible pour les Angevins, l’hôpital. Vous y avez une responsabilité officielle de président du conseil de surveillance du CHU. Vous avez donc un pouvoir important, déterminant, pour agir sur la qualité du service rendu aux patients, sur l’emploi notamment.
Ouest France de ce jour pointe les urgences « au bord de l’asphyxie. Et l’article de mentionner des surmortalités pouvant aller de 9 à 30% à cause de la saturation des urgences. On ne peut donc pas gérer en « bon père, en bon maire de famille ».
J’aimerai donc vous interroger sur vos positionnements. Nous méritons bien cette transparence. Quelle est la nature de votre positionnement et quel sera votre vote concernant les 150 à 200 suppressions de postes envisagés au CHU d’Angers ? Laisserez-vous se dégrader encore un peu plus les conditions de travail à l’Hôpital en avalisant ses suppressions d’emploi ? Etes-vous sans préoccupation pour les conséquences potentielles sur la qualité du service rendu, sur les risques d’aggravation que cela aura pour la santé de nos concitoyens angevins ?
Pour ma part, je refuse cette éventualité et souhaite un conseil municipal solidaire des personnels, refusant ces suppressions d’emplois, et réclamant de l’Etat des moyens supplémentaires pour les hôpitaux publics, permettant d’assurer des soins de qualité pour les angevins. Un vœu voté par le conseil municipal allant dans ce sens et que nous pourrions et que nous devrions voter à l’unanimité serait d’ailleurs le bienvenu. Je vous en laisse bien volontiers l’initiative si vous le souhaitez.
Pour ma part, et dans l’hypothèse d’une renonciation à agir, j’irai apporter mon soutien aux salariés du CHU au moment de leur grève prévue à la fin de semaine sur cette question de l’emploi notamment.
Angers, lundi 26 mars.
Pour l'information de mes lecteurs, le maire assume les suppressions d'emplois territoriaux et m'a répondu qu'il ne me répondrai pas sur l'emploi au CHU... avant la réunion du conseil de surveillance. La transparence est donc totale !
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