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Mon intervention lors du meeting départemental Front de gauche

par alainpagano 5 Mars 2012, 06:11

Chers amis, chers camarades,

 

2012 a bien commencé : les vœux reçu étaient fortement orientés : pour un grand nettoyage, Sarkozy dégage, virons Naboléon ! … Comme d’autres, j’ai exprimé ce vœu tant sa politique est insupportable ! Et bien, nous voulons, avec ce meeting, très réussi, exaucer ce vœu. Oui, nous affirmons notre volonté de contribuer, dans ces terres angevines plutôt à droite, à la défaite de Sarkozy qui a fait tant de mal à la France et à nos concitoyens Angevins.

 

Je ne vais pas vraiment parler du programme l'humain d'abord ni du contexte national, je laisse cela aux orateurs nationaux. Je voudrais plutôt insister sur notre volonté de tailler des croupières à la droite angevine. Cette droite locale qui a fortement contribué au programme de régression du gouvernement. En premier lieu avec les ministres angevins Roselyne Bachelot et Marc Laffineur. Mais aussi, bien qu’ils essayent de se faire oublier, avec les 6 députés de droite UMP et Nouveau Centre.

 

Au temps de la splendeur de Sarkozy, en début de quinquennat, tout était assumé par ceux là : la régression sur les retraites, l'austérité salariale, les suppressions d'emploi massive dans la fonction publique (dans l’éducation nationale notamment), le déremboursement des médicaments pour laquelle Roselyne BACHELOT a joué un rôle particulièrement néfaste... On pourrait en rajouter … mais je m'arrête là  … le bilan est suffisamment difficile à assumer pour eux … Et je suis contre l’acharnement thérapeutique !

 

D’ailleurs, aujourd'hui certains à l'UMP angevine nous refont le coup du COSTA Concordia : eux qui pilotaient le navire UMP, ils le quittent précipitamment avant qu'il ne coule pour espérer garder sièges de députés et maroquins ministériels !

 

Roselyne Bachelot renonce à se présenter aux législatives, et donc à assumer son bilan … quel courage !

 

Jean Charles TAUGOURDEAU, député sortant, se distancie de Sarkozy « qui n’est pas populaire » alors qu'il a voté toutes les régressions du gouvernement sans rechigner. S’il avait voté contre la réforme des retraites, qu’il a assumé publiquement alors qu’une majorité de français la rejetait, Taugourdeau serait peut être plus populaire !

 

Michel Piron, député sortant, joue à l'opposant à Béchu sur les questions de la dette financière du conseil général et au chevalier blanc de la rigueur de gestion mais soutient, à l’assemblée nationale, la politique fiscale du gouvernement qui étrangle financièrement les départements et les collectivités territoriales d'une manière générale.

 

Le maire de Longué, Frédéric Mortier, Villieriste qui dirige sa commune avec l'extrême droite, et candidat aux législatives, n’assume pas non plus ses idées puisqu’il se présente, cherchez l’erreur, comme sans étiquette !

 

Assez de double discours ! Il faut assumer ses actes politiques comme ses idées ! On ne peut impunément nous faire dans le département des discours mielleux adaptés à la douceur angevine et être adepte de la brutalité de la politique UMP à l'assemblée nationale. Qu'ils comptent sur nous, les candidats Front de gauche aux législatives pour éclairer leurs véritables actes politiques et appeler les électeurs à ne rien oublier, à sanctionner Sarkozy mais aussi les députés UMP qui sont co-responsables de la politique gouvernementale comme j’ai eu l’occasion de le préciser à Ouest France récemment !

 

Nous sommes en campagne présidentielle, cela n’a échappé à personne ici, j’imagine. Pour changer de président, certes, mais surtout parce que nous voulons une autre politique. Cette autre politique que nous appelons de nos vœux est conditionnée, bien évidemment par une victoire de la gauche, mais plus particulièrement par deux choses :

 

- Premièrement : un score élevé du Front de gauche à l’élection présidentielle et aux élections législatives pour modifier les rapports de force à gauche. En son temps un dirigeant du MEDEF disait : on ne fait pas la même politique avec un PCF à 10 ou à 15%. Le vote Mélenchon et le vote Front de gauche est aujourd’hui la meilleure garantie pour un électeur de gauche qui veut « le changement maintenant ». Le vote Front de gauche est la meilleure garantie qu’une future majorité de gauche sera plus solide sur ses valeurs de gauche, sur ces actes politiques en faveur de la redistribution des richesses. Plus nous serons nombreux à voter Front de gauche, plus il est probable que des mesures de notre programme soient repris par une majorité de gauche.

 

- Deuxièmement, il faut élire de nombreux députés Front de Gauche. Parce que leur action est utile à l’assemblée nationale. Parce qu’ils porteront nos exigences. Parce qu’ils tenteront de faire appliquer par le parlement les propositions que nous portons dans cette campagne, comme le font au Sénat les sénateurs communistes. A titre d’exemple, pour contourner le « problème de la dette » et mener une politique sociale, les sénateurs communistes ont voté et fait voter par la majorité sénatoriale de gauche 40 milliards de recettes nouvelles en taxant les actifs financiers et les très gros salaires. Oui, vraiment, un groupe Front de gauche fort à l’assemblée, ce serait utile !

 

Quand j’entends les parents d’élève qui se battent contre les fermetures de classe, oui, vraiment, il faut des députés FdG qui ont dans leur programme la création massive d’emplois dans l’éducation nationale. Malheureusement, sur ce point, le programme du PS est un peu tiède, proposant de déshabiller Pierre pour habiller Paul, et nous ne renonçons pas à ce qu’une majorité de gauche soit très courageuse pour investir dans l’avenir, investir dans l’éducation nationale et dans les services publics si utiles à nos concitoyens, notamment dans tous les villages ruraux de notre département.

 

Quand j’entends la syndicaliste de l’UNEF parler des difficultés des étudiants et de l’université, oui, notre programme inclut aussi d’investir dans l’Université et d’abroger la LRU, réforme régressive imposée par Sarkozy en début de quinquennat. Là encore, à gauche, nous sommes, un peu trop seuls hélas, sur une position franche qui correspond aux attentes exprimées par le mouvement syndical étudiant et enseignant.

 

Quand j’entends les syndicalistes de Thomson, se préoccuper des questions d’emploi, oh comme ils ont raison … je propose deux choses :

1.  seriez-vous d’accord pour prendre l’initiative d’une interpellation du préfet sur la sauvegarde des emplois (avec notre élu régional, par exemple).

 

2.  plus généralement, je propose aux syndicalistes de se retrouver ensemble à Angers le 6 mars, pour créer un « front des luttes » où, individuellement, syndicalistes de toutes organisations, nous réfléchirons ensemble à comment faire entendre les exigences des salariés, comment faire aboutir leurs revendications par une future majorité de gauche, comment intervenir, militer dans l’entreprise pour faire connaitre notre démarche originale.

 

Car la marque de fabrique du Front de gauche, n’est pas de dire « votez pour nous, nous ferons le reste », c’est de dire « votez pour nous, donc votez pour vous ! … Et soyez co-acteurs du changement que nous appelons de nos vœux ».

A la manière du Front populaire de 1936, un fort mouvement social qui aide la gauche à prendre des mesures courageuses si elle accède au pouvoir, c’est que nous pouvons nous souhaiter de mieux !

 

Pour finir, je voulais dire que la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Chacun peut contribuer à convaincre autour de lui de voter pour les candidats du Front de gauche. Alors, n’hésitez pas en repartant à prendre du matériel pour distribuer autour de vous, à laisser vos coordonnées pour contribuer à notre campagne collective. De nombreuses initiatives vont se tenir partout dans le département. Oui, n’hésitez pas à y contribuer …

Et nous nous retrouverons, à peine la séquence présidentielle achevée, le 12 mai pour un autre meeting départemental qui nous permettra de donner un deuxième élan à notre campagne axée exclusivement cette fois sur les législatives.

 

 

commentaires

catherine caillé-coutant 11/03/2012 01:07

Cette intervention était particulièrement bien venue à la fin du meeting puisqu'elle ouvrait des perspectives après les présidentielles en nous rappelant la conjoncture locale. Il faudra continuer
à informer sur les méfaits de la droite locale.

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