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Pourquoi je n'ai pas serré la louche à Hollande

par Alain Pagano 12 Juin 2015, 11:50

Ainsi donc François Hollande est venu (en coup de vent) à Angers pour une inauguration. J'étais invité à participer et, après moultes hésitations, car je ne suis pas un adepte de la politique de la chaise vide, j'ai choisi de ne pas y aller.

Serais je en désaccord avec l'installation de la cité des objets connectés dans notre agglomération ? Certainement pas. Je m'en félicite, au contraire. Alors ?

Alors, vu le passage éclair, je n'aurai même pas eu le temps de dire trois mots au président. Et j'aurais voulu lui dire tant de choses moi qui ai voté pour lui au deuxième tour de l'élection présidentielle:

- lui dire mon désaccord avec la politique menée qui ne correspond pas au contrat passé avec les électeurs et qui n'est pas efficace

- lui dire que quand on est de gauche, on s'oppose à la loi Macron,

- lui dire qu'il y a besoin de faire attentions aux victimes de la crise économique

- lui dire qu'il est temps de mener une politique de relance du pouvoir d'achat

- lui dire qu'il est urgent de changer de politique si on veut éviter un désastre de la gauche lors des prochaines élections régionales et présidentielles

Mais le pouvoir n'entend pas. C'est d'ailleurs symptomatique de voir que les élus de gauche (et de droite) se précipitaient pour assister à l'inauguration mais aucun (à l'exception des élus communistes) n'a fait l'effort de venir parler aux syndicats qui organisaient un rassemblement en marge de l'inauguration. Nouvel exemple de la surdité à l'endroit du monde du travail

Hollande est venu. Il a apporté la pluie. Une sorte de double peine. Mais comme dirait la chanson, "après la pluie, le temps est beau". Je n'assisterai pas les bras ballants au désespoir du peuple de gauche et vais travailler avec mes amis communistes, socialistes, écolos, de gauche, syndicalistes, citoyens à construire l'alternative politique nécessaire pour le bien être de nos concitoyens l

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